vendredi 23 février 2018

24 heures chronos

screen shot 2017
l'affaire des plumes qui s'envolent....

Thémes recurants de la semaine
reussir sa renaissance :  c'est comme un chirurgien suturer avec la plus grande attention
le Charybe ,le Scilla de la félûre quelques qu'elles soient.
Soie. 
Ca s'appellait deuil expresso

 screen Shot 2017
Toujours hommage à la piéce
 de théatre de Ionesco

l'énigme Hitchcockienne
Alfred Hitchcock


 L'envol,
larguons les sacs de sable!
Prendre de l'altitude.
 Medaille d'or 
du tir du "Bi Atlon" PhienHonChang 2018
"coco samba coco samba, coc samba"
dit la M'a Méduse, à sa fille Rosamonde.



 La gamme des Phenix
j'ai tricoté ce concept
dans le temps de consolation
 "le deuil Expresso"


Les Riziéres du grand voyageur 
"el conocido" Olivier P.
ENVOI debut de mois
pieds sur la métropole,hier, Paris .

Voici ces imagines  dont chacune ne pouvait être choisie sans l'autre.

pour voir les autres
clichez sur le lien

chemindestables.over-blog.com

trés beau week end
et vos vancances d'hiver.

Frankie/Françoise

jeudi 22 février 2018

Atelier écho des cartes de samedi lundi avec Marga Massif Central



L’autre, l’ailleurs

Jardin du Luxembourg
Deux tasses,
le « Monde » en lecture
l’Autre est Ailleurs
Elle écrit
Les feuilles des marronniers
Lourdes de leur jeune sève.


Phares en Ré

Saint Martin en Ré
L’entrée du port
deux phares : 
un bleu , l'autre rouge.

La nuit bleue indigo
 baigne tout l'alen-tour
Pélagie Reynald statufiés
Dans le saint doux
 leurs seins sangs doux  de leurs retrouvailles:
40 ans déjà
 la fin du film
 le Docteur Javago 
le 31 aout 1968

L’ibiscus

Coincée au lobe de l’oreille
de la petite fille de Fatoumata
 la fleur paradis de Gorée.
Pilar regarde l’ile
 de son jardin : le Palace

Fatou
-Aménes moi,
 j’en ai marre de bouffer
que du manioc
Je serai ta jeune
Femme de chambre.

Pitié Madame Pilar
je vous jure, je peux loger dans une malle
d'osier pour respirer 
sur le pont des animaux,
la nuit sur ton paquebot
 vous viendrez me conter comme devant la camera,
pendant que je mangerai
l'assiette et viderai l'eau 
que vous m'aurez portée.

J'en ai parlé avec avec maman, elle est d'accord
mon pére a 69 femmes, alors .

Pilar avait les larmes
 derrière ses yeux,
premier rôle 
payée comme 
les non banquetages

demain soupe chagrin avec les légumes oubliés des marchands de Belleville !



Frida kalo

Dans le mur rocher de granit
Une touffe de blé mature
Le flot de la chevelure brune
Est l’écho de la vive
 gerbe de verdure  du granit.
Dans la mort de ses jambes
La résine s’ y cumule
Grâce à ses actes picturaux.

La nouvelle Sabrina y a vu aussi un corbeau 
dans la photo de ce tableau.

L'apparition.


La montagne autour du massif du Touron

Paix de la redescente en vallée
Premiers sons d’oiseaux
Chants des  clochers

rondes de jonquilles 
de tulipes sauvages -peaux de cane- :
 violettes à petits pois noirs comme les pintades
 
coucoux, primevaires, clochettes bleu de Lescure
les croques niege
slalument entre les nevets(reste de petit tas de neige)

Roux des herbes écrasées à la fonte des neiges.
Le lac mimésis des couleurs mitoyennes :
Blanc des sommets,
Méandres des bleus du ciel en fondu enchainé
 du  bleu intense- vert du lac,
la césure des nuages,
Couleur fauve des pierres ferrugineuses
 de la cheminée Chaussée 5
 écrit par frankie


Belle journée
Frankie


 Murano les ananas

mercredi 21 février 2018

Course pour entendre "au juste" la douleur,self consolatores

OU GRAMMAIRE DE LA "CONSALATION"


Chére Armarita, et mes chers autres lecteurs lectrices,
« Deuil expresso »,
Nous savons malheureusement qu’après un choc   sidéral qui touche les affects, les engagements, d’autres pertes….

Cette adorable brochette peut nous coucher quelques temps sur la paille.
La douleur nous excluant de la vraie vie, 
 
si l’eau est bonne pour les végétaux
 pour l’homme de cette zone du corps là ,
 bad trip trop longtemps.
Même si la phrase que j’ai "malheur
 sème des cempathies ."

j’ai entendu par les meilleurs 'soncolateurs' pardon consolateurs, de la famille « pleures çà lave les yeux ».

Nous savons que le temps compte terriblement dans le processus de mise en mots ce point de réalité qui sous quelques aspects sont« insymbolisables », ...

Nous savons aussi que le meilleur consolateur bien des fois est nous-mêmes 

Captons au plus vif de l’embrassement,
Appelons à nos méninges les philosophes grecs
Les contemporains, et....

quelques éminants psychanalistes
  le livre de Julia Kristeva  : "Soleil Noir"
est un bon compagnon
mais pour des affaires plus proches, intimes à l'être.
Soyons double sans risque de La schizophrénie

Le grand consolateur est  ; c'est souvent Nous.

 Dans certains moments comme les chevaux après de grande marche vont jusqu’à l’abreuvoir, le timbre de la cour de la ferme,…

Appelons les mémoires de l’arrière boutique de l’enfance,
 ses joyeuses consolations aux bobos,  
 de la tendresse, 
un corps caressé si les mots ne s’entendent pas, 

tendresse, de bercements, et larmes couleront sur la joue peau de pêche. 
Le rimmel de la boutique africaine de la porte saint Martin
fera estampe japonaise papier joue avec son encre noire pas de Chine.

Et la laverie des carrosseries boueuses des miasmes projetés :
comme chante Souchon " Passons ces choses ?! à l’eau de javel".

Le temps  est somptueux si nous ne le gaspillons pas à la futilité des manipulations.

Et voilà ma chère Armarita , Manouche, Giné, Alezandro, Josette et ….Jean pierre et marité et, et , et Marga

Et un livre magique dans cette situation sur l’établi d’écriture
Mickaêl Foessel
« Le temps de la consolation »
Essais  en poche même

Quelques extraits

Pour le conseil à un ami  ou un passant ou passante qui s’effondre.

« …….

C’est dans ces brèches qu’agit la consolation. Par facilité, le mauvais consolateur a tendance à minimiser la perte (« ce n’est pas grave », « ce n’est rien », « une de perdue, dix de retrouvées »). Le bon consolateur, au contraire, commencera par reconnaître à l’autre un droit aux larmes....
. Son talent est d’aider l’autre à « voir autrement que selon sa douleur ». Ce n’est jamais joué d’avance. Un tel geste exige une forme d’humilité, témoin d’émotion partagée, en même temps qu’un brin d’autorité. Du tact. Partant de l’idée que nous ne savons plus bien faire, M. Fœssel plonge dans les textes de Sénèque, de Boèce, Cicéron ou Augustin pour en extraire une « grammaire de la consolation ». Le temps y joue son rôle ; le consolateur ne doit venir ni trop tôt, ni trop tard. Le rappel du souvenir – du défunt par exemple – est un passage obligé, qui permet de donner une place au manque. La posture du corps, la tonalité de la voix comptent aussi : le consolateur « parle à quelqu’un » bien davantage qu’il « parle de quelque chose ». Du point du vue rhétorique enfin, la consolation puise abondamment dans les figures de style. Tout est bon pour stimuler l’imaginaire du malheureux. La métaphore y est reine : elle refaçonne l’expérience. Ainsi, Sénèque invite Lucilius à considérer la vieillesse comme le « soir de la vie », Boèce compare la vie à un « voyage ». Et à la mère qui pleure son enfant, Sénèque propose une étrange comptabilité : « Mets-toi à compter ses qualités, non ses années : tu verras qu’il a vécu assez longtemps. » Reste enfin le geste et le toucher, aux effets si puissants quand les mots viennent à manquer.
Si M. Fœssel se défend de proposer un mode d’emploi – « il n’y a pas de formule pour une consolation réussie » –, son livre


Mickaêl Foessel
« Le temps de la consolation »

 plumes de frankie


Traité de gourmandise autour du Cornet de Murat 2005 Cantal
mise en voix , écriture, mise en scéne, décor
 frankie  pain
  la fontaine avait été transformée
 en baignoire de lait
imaginez le moment du bain
comme la foule est venue, c'était dingue de jubilation
Cà kiffer !!!

c'était drôle.  performance d'une journée...
Là le personnage, j'ai oublié quel nom je lui avais donné pour l'occasion, était entrain de mettre quelques vagues dans son bain  avec une pagaie....
le rapport au temps  dans le costume permettait dans le direct qu'est la rue de gagner en distance

 sortir du quotidien.

Pour cette séance qui ne fut que factice, j'avais des gardes du corps...


 toujours Daum


mardi 20 février 2018

la muse, le muse


La nuit de mai

LA MUSE

Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;
La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,
Le printemps naît ce soir ; les vents vont s'embraser ;
Et la bergeronnette, en attendant l'aurore,
Aux premiers buissons verts commence à se poser.
Poète, prends ton luth, et me donne un baiser.

LE POÈTE

Comme il fait noir dans la vallée !
J'ai cru qu'une forme voilée
Flottait là-bas sur la forêt.
Elle sortait de la prairie ;
Son pied rasait l'herbe fleurie ;
C'est une étrange rêverie ;
Elle s'efface et disparaît.

LA MUSE

Poète, prends ton luth ; la nuit, sur la pelouse,
Balance le zéphyr dans son voile odorant.
La rose, vierge encor, se referme jalouse
Sur le frelon nacré qu'elle enivre en mourant.
Écoute ! tout se tait ; songe à ta bien-aimée.
Ce soir, sous les tilleuls, à la sombre ramée
Le rayon du couchant laisse un adieu plus doux.
Ce soir, tout va fleurir : l'immortelle nature
Se remplit de parfums, d'amour et de murmure,
Comme le lit joyeux de deux jeunes époux.

LE POÈTE

Pourquoi mon coeur bat-il si vite ?
Qu'ai-je donc en moi qui s'agite
Dont je me sens épouvanté ?
Ne frappe-t-on pas à ma porte ?
Pourquoi ma lampe à demi morte
M'éblouit-elle de clarté ?
Dieu puissant ! tout mon corps frissonne.
Qui vient ? qui m'appelle ? - Personne.
Je suis seul ; c'est l'heure qui sonne ;
Ô solitude ! ô pauvreté !

LA MUSE

Poète, prends ton luth ; le vin de la jeunesse
Fermente cette nuit dans les veines de Dieu.
Mon sein est inquiet ; la volupté l'oppresse,
Et les vents altérés m'ont mis la lèvre en feu.
Ô paresseux enfant ! regarde, je suis belle.
Notre premier baiser, ne t'en souviens-tu pas,
Quand je te vis si pâle au toucher de mon aile,
Et que, les yeux en pleurs, tu tombas dans mes bras ?
Ah ! je t'ai consolé d'une amère souffrance !
Hélas ! bien jeune encor, tu te mourais d'amour.
Console-moi ce soir, je me meurs d'espérance ;
J'ai besoin de prier pour vivre jusqu'au jour.

LE POÈTE

Est-ce toi dont la voix m'appelle,
Ô ma pauvre Muse ! est-ce toi ?
Ô ma fleur ! ô mon immortelle !
Seul être pudique et fidèle
Où vive encor l'amour de moi !
Oui, te voilà, c'est toi, ma blonde,
C'est toi, ma maîtresse et ma soeur !
Et je sens, dans la nuit profonde,
De ta robe d'or qui m'inonde
Les rayons glisser dans mon coeur.

LA MUSE

Poète, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle,
Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux,
Et qui, comme un oiseau que sa couvée appelle,
Pour pleurer avec toi descends du haut des cieux.
Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire
Te ronge, quelque chose a gémi dans ton coeur ;
Quelque amour t'est venu, comme on en voit sur terre,
Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur.
Viens, chantons devant Dieu ; chantons dans tes pensées,
Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées ;
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu,
Éveillons au hasard les échos de ta vie,
Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie,
Et que ce soit un rêve, et le premier venu.
Inventons quelque part des lieux où l'on oublie ;
Partons, nous sommes seuls, l'univers est à nous.
Voici la verte Écosse et la brune Italie,
Et la Grèce, ma mère, où le miel est si doux,
Argos, et Ptéléon, ville des hécatombes,
Et Messa la divine, agréable aux colombes,
Et le front chevelu du Pélion changeant ;
Et le bleu Titarèse, et le golfe d'argent
Qui montre dans ses eaux, où le cygne se mire,
La blanche Oloossone à la blanche Camyre.
Dis-moi, quel songe d'or nos chants vont-ils bercer ?
D'où vont venir les pleurs que nous allons verser ?
Ce matin, quand le jour a frappé ta paupière,
Quel séraphin pensif, courbé sur ton chevet,
Secouait des lilas dans sa robe légère,
Et te contait tout bas les amours qu'il rêvait ?
Chanterons-nous l'espoir, la tristesse ou la joie ?
Tremperons-nous de sang les bataillons d'acier ?
Suspendrons-nous l'amant sur l'échelle de soie ?
Jetterons-nous au vent l'écume du coursier ?
Dirons-nous quelle main, dans les lampes sans nombre
De la maison céleste, allume nuit et jour
L'huile sainte de vie et d'éternel amour ?
Crierons-nous à Tarquin : " Il est temps, voici l'ombre ! "
Descendrons-nous cueillir la perle au fond des mers ?
Mènerons-nous la chèvre aux ébéniers amers ?
Montrerons-nous le ciel à la Mélancolie ?
Suivrons-nous le chasseur sur les monts escarpés ?
La biche le regarde ; elle pleure et supplie ;
Sa bruyère l'attend ; ses faons sont nouveau-nés ;
Il se baisse, il l'égorge, il jette à la curée
Sur les chiens en sueur son coeur encor vivant.
Peindrons-nous une vierge à la joue empourprée,
S'en allant à la messe, un page la suivant,
Et d'un regard distrait, à côté de sa mère,
Sur sa lèvre entr'ouverte oubliant sa prière ?
Elle écoute en tremblant, dans l'écho du pilier,
Résonner l'éperon d'un hardi cavalier.
Dirons-nous aux héros des vieux temps de la France
De monter tout armés aux créneaux de leurs tours,
Et de ressusciter la naïve romance
Que leur gloire oubliée apprit aux troubadours ?
Vêtirons-nous de blanc une molle élégie ?
L'homme de Waterloo nous dira-t-il sa vie,
Et ce qu'il a fauché du troupeau des humains
Avant que l'envoyé de la nuit éternelle
Vînt sur son tertre vert l'abattre d'un coup d'aile,
Et sur son coeur de fer lui croiser les deux mains ?
Clouerons-nous au poteau d'une satire altière
Le nom sept fois vendu d'un pâle pamphlétaire,
Qui, poussé par la faim, du fond de son oubli,
S'en vient, tout grelottant d'envie et d'impuissance,
Sur le front du génie insulter l'espérance,
Et mordre le laurier que son souffle a sali ?
Prends ton luth ! prends ton luth ! je ne peux plus me taire ;
Mon aile me soulève au souffle du printemps.
Le vent va m'emporter ; je vais quitter la terre.
Une larme de toi ! Dieu m'écoute ; il est temps.

LE POÈTE

S'il ne te faut, ma soeur chérie,
Qu'un baiser d'une lèvre amie
Et qu'une larme de mes yeux,
Je te les donnerai sans peine ;
De nos amours qu'il te souvienne,
Si tu remontes dans les cieux.
Je ne chante ni l'espérance,
Ni la gloire, ni le bonheur,
Hélas ! pas même la souffrance.
La bouche garde le silence
Pour écouter parler le coeur.

LA MUSE

Crois-tu donc que je sois comme le vent d'automne,
Qui se nourrit de pleurs jusque sur un tombeau,
Et pour qui la douleur n'est qu'une goutte d'eau ?
Ô poète ! un baiser, c'est moi qui te le donne.
L'herbe que je voulais arracher de ce lieu,
C'est ton oisiveté ; ta douleur est à Dieu.
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure,
Laisse-la s'élargir, cette sainte blessure
Que les noirs séraphins t'ont faite au fond du coeur :
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
Que ta voix ici-bas doive rester muette.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage,
Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux,
Ses petits affamés courent sur le rivage
En le voyant au loin s'abattre sur les eaux.
Déjà, croyant saisir et partager leur proie,
Ils courent à leur père avec des cris de joie
En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Lui, gagnant à pas lents une roche élevée,
De son aile pendante abritant sa couvée,
Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.
Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte ;
En vain il a des mers fouillé la profondeur ;
L'Océan était vide et la plage déserte ;
Pour toute nourriture il apporte son coeur.
Sombre et silencieux, étendu sur la pierre
Partageant à ses fils ses entrailles de père,
Dans son amour sublime il berce sa douleur,
Et, regardant couler sa sanglante mamelle,
Sur son festin de mort il s'affaisse et chancelle,
Ivre de volupté, de tendresse et d'horreur.
Mais parfois, au milieu du divin sacrifice,
Fatigué de mourir dans un trop long supplice,
Il craint que ses enfants ne le laissent vivant ;
Alors il se soulève, ouvre son aile au vent,
Et, se frappant le coeur avec un cri sauvage,
Il pousse dans la nuit un si funèbre adieu,
Que les oiseaux des mers désertent le rivage,
Et que le voyageur attardé sur la plage,
Sentant passer la mort, se recommande à Dieu.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps ;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le coeur.
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant,
Mais il y pend toujours quelque goutte de sang.

LE POÈTE

Ô Muse ! spectre insatiable,
Ne m'en demande pas si long.
L'homme n'écrit rien sur le sable
À l'heure où passe l'aquilon.
J'ai vu le temps où ma jeunesse
Sur mes lèvres était sans cesse
Prête à chanter comme un oiseau ;
Mais j'ai souffert un dur martyre,
Et le moins que j'en pourrais dire,
Si je l'essayais sur ma lyre,
La briserait comme un roseau.

A bientôt
Frankie/ françoise 

le vase des pleurotes
 comme la tradition en Gréce,
 j'ai choisi un vase Daum.
Mémoire d'un Marc .........